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Extraits de ma chronique déjantée hebdomadaire de Septembre 2026
ÉMISSION DU 2 SEPTEMBRE 2026
Mesdames, messieurs, rangez vos dictionnaires, cachez vos feutres, éteignez vos bougies : un député vient de découvrir que dans « travail au noir », il y avait le mot noir.
Et là, visiblement, panique à bord. Le député Frédéric Maillot (aucune parenté avec Jacques) propose donc qu'on arrête de dire « travail au noir », parce que ce serait potentiellement raciste.
Il préfère « travail dissimulé ». Alors déjà, travail dissimulé, ça sonne moins comme une fraude fiscale que comme un magicien en CDD.
Mesdames et messieurs, sous vos yeux ébahis, voici Gérard, maçon déclaré nulle part, qui va faire disparaître 14 000 euros de cotisations sociales dans un chapeau !
Mais bon. Très bien. On avance. On progresse. On nettoie la langue française au Kärcher bio-éthique. Sauf que maintenant, officiellement stressé dans le noir, j'ai une question :
On fait quoi du « Black Friday » ? Parce que si « black », c'est problématique, on le remplace par quoi ? « Friday dissimulé » ?
« Vendredi fiscalement opaque » ? « Vendredi à pigmentation tarifaire sensible » ?
Et si on l'appelle « White Friday », là c'est anti-blanc ? Donc raciste aussi ? Donc plus de promo. Voilà. Bravo. Grâce à la République, le grille-pain reste à 49,99 €. La justice sociale a frappé.
Et on continue avec quoi ? Le café noir devient un « café sans lait visible » ?
Le chocolat noir devient du « chocolat émotionnellement intense » ?
Un trou noir devient une « zone cosmique en situation de lumière contrariée » ?
La série noire devient une « succession d'événements administrativement malchanceux » ?
Et pour « broyer du noir » ? On dit quoi maintenant ?
« Transformer une teinte sombre en expérience psychologique non inclusive » ?
Franchement, à ce niveau-là, même le dictionnaire va demander un arrêt maladie.
Le plus magnifique dans l'histoire, c'est que « travail au noir », apparemment, ça viendrait du Moyen Âge : le travail fait de nuit, en douce, quand il faisait sombre, pour contourner les règles. Donc le mot noir ne parlait pas des gens. Il parlait juste du fait qu'on bossait... dans le noir. C'est fou, hein. Parfois les mots veulent dire ce qu'ils veulent dire. Mais attention, je ne dis pas qu'il ne faut jamais réfléchir aux mots. Au contraire. Les mots comptent. Mais quand ton pays a une dette qui fait la taille d'un trou noir (pardon, d'une « cavité budgétaire à luminosité réduite ») peut-être que le problème principal, ce n'est pas que Gérard pose du carrelage…au noir ! C'est que Gérard, lui, au moins, il travaille. Pendant ce temps, à l'Assemblée, on est là : « Faut-il dire travail au noir ? », « Faut-il dire travail dissimulé ? », « Faut-il dire emploi nocturne historiquement contrarié ? »
Les Français, eux, regardent leur fiche de paie comme une scène de crime. Mais bon, continuons. Après tout, c'est important de renommer les problèmes. Parce que si tu changes le nom d'un truc, le truc disparaît.
La pauvreté ? « Sobriété involontaire. »
Les impôts ? « Participation surprise ».
Les embouteillages ? « Mobilité méditative. »
Le chômage ? « Pause professionnelle non consentie. »
Et l'Assemblée nationale ? « Zone de débats dissimulés. »
Moi je propose qu'on aille au bout du concept. On ne dit plus travail au noir. On dit : « Activité professionnelle non déclarée, réalisée dans une ambiance chromatiquement vulnérable, avec option bougie médiévale. »
C'est plus long, mais au moins, personne ne comprend rien. Et quand personne ne comprend rien, en politique, on appelle ça un amendement.
Bref, courage à tous. Et surtout, ce soir, n'oubliez pas : ne dormez pas dans le noir. Dormez dans une « absence temporaire de lumière fiscalement neutre ».
Et désactivez le mode sombre par prudence républicaine…
ÉMISSION DU 9 SEPTEMBRE 2026
La famille Talleyrand-Périgord a revendiqué être, par la famille de Grignols, une branche cadette de la famille des comtes de Périgord, descendants de Boson Ier, comte de la Marche et de Périgord, même si cette filiation a été contestée car le surnom de Talleyrand était utilisé comme nom de lignage.
Il n’empêche que le plus célèbre des Talleyrand est, bien sûr, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, né en 1754 à Paris, diplomate français de Louis XVI à Louis Philippe. Il faut bien avouer cependant qu’il n’a jamais, malgré la résonnance de son patronyme, posé son « bot » pied en Dordogne. Mais on lui en fera grâce puisqu’il était doté d’un bon sens de l’humour, si on en croit quelques unes de ses citations les plus connues :
« Ne dites jamais du mal de vous ; vos amis en diront toujours assez. »
« Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c'est d'en faire partie. »
« L’esprit sert à tout mais il ne mène à rien »
Un jour il dit à ses domestiques : « J’ai une bonne nouvelle pour vous. Vous allez être augmentés ! Vous étiez trois, vous serez quatre ! » (extrait de mon livre intitulé « Périgord, terre d’humour »)
Vlà les actus…
*Rubrique Élections !
Enfin du neuf dans ces élections car on vient d’apprendre que, pour faire la nique aux petits jeunes qui croient tout savoir de la vie politique alors qu’en fait ils n’y connaissent rien, quelques dinosaures vont pointer leur nez. En l’occurrence Jean Turco, 108 ans, ancien député gaulliste de Paris ; Jacqueline Chonavel, 102 ans, ancienne député et maire de Bagnolet ; Edith Cresson, 92 ans, ancienne première ministre éphémère ; Pierre Joxe, 91 ans, ancien ministre et président de la Cour des Comptes.
Avec eux un seul slogan : « les vieux au pouvoir ! »
Pouet !
*Vus à la grande braderie de Lille Gabriel Attal et Jean-luc Mélenchon faire campagne et en profiter pour tripoter quelques moules. Mais, pour ne pas être pris en flagrant délit de harcèlement, ils ont pris bien soin de ne pas s’occuper de celle de l’écologiste Marine Tondélé, qui a préféré, elle, défendre la frite, rendant ainsi un hommage déguisé aux agriculteurs, bien sûr !
ÉMISSION DU 16 SEPTEMBRE 2026
Une petite blague pour changer un peu...
La semaine dernière, à l’occasion de l’ouverture de la chasse, je vous avais raconté une histoire d’ours.
Cette semaine je vais vous conter une autre histoire d’animaux qui pourrait très bien s’appliquer à nimporte quel candidat aux élections pestilentielles de 2027…
Un éléphant rencontre un boa pour la première fois. Intrigué, il lui demande :
-Tu es bizarre comme bestiole. Tu fais comment pour te déplacer ?Tu n’as même pas de jambes !
-Et bien, c'est simple, je me déplace en rampant...
-Ah ok...L'éléphant commence à partir mais encore intrigué il revient et demande au serpent :
-Excuse-moi, mais comment tu fais pour te reproduire ?Tu n’as pas de testicules !
-T'es chiant avec tes questions ! De quoi tu te mêles, je ponds des œufs et je n'en ai pas besoin !
-Ah ok...L'éléphant reprend son chemin mais il se retourne à nouveau vient s'asseoir devant le boa et lui dit :
-Je suis désolé de te déranger encore... Mais tu fais comment pour te nourrir ? Tu n’as pas de mains ?
-T’es vraiment pénible à la fin ! Je m'enroule autour de mon casse-croute. J'ouvre grand la gueule et j’engloutis ma proie directement !
-Ah ok…Alors si j’ai bien compris : tu rampes, tu n’as pas de couilles, tu as une grande gueule. Dis donc tu ne ferais pas de la politique toi, par hasard ?
ÉMISSION DU 23 SEPTEMBRE 2026
Je vais prochainement publier mon 25ème ouvrage qui s’intitulera « Politiquement incorrect ». Bien évidemment je vise la belle année électorale qui nous attend l’année prochaine, comme je le dis dans ma 4ème de couverture : Politiciens d’hier, d’aujourd’hui ou de demain : tous se ressemblent et s’assemblent pour, in fine, se moquer des peuples qui les ont élus.Alors pourquoi ne pas, nous aussi, rigoler à leurs dépens avec quelques anecdotes et contrepets bien dosés. Car, comme le disait si bien Pierre Desproges : « Nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect. » De quoi vous mettre en forme afin de bien préparer un fabuleux printemps d’élections ! J’en profite pour évoquer les candidatures farfelues du passé, comme celles de Ferdinand Lop, Pierre Dac ou Coluche, plus quelques citations spirituelles d’autres candidats, sans oublier ceux qui veulent se présenter en 2027.
Je ne manquerai de vous livrer de larges extraits de ma prose dans les semaines à venir. Et un grand merci public à Michel Moyrand, ancien maire de Périgueux et aujourd’hui romancier, qui a accepté de me faire une belle préface.
Vlà les actus…
*Comme vous le savez nos amis les chiens sont bien lotis. On sait déjà qu’il existe des studios de toilettage pour chiens, des cliniques pour chiens, des restaurants pour chiens, des cimetières pour chiens. Et bien voilà que dimanche dernier, à côté de Monmorillon, une association a proposé un espace game pour toutous, si, si ! J’en suis à me demander si je ne vais pas changer mon existence de retraité taxé contre une belle vie de chien, nourri, logé, blanchi, sans impôt ni problème d’essence et sans parti politique…
*A propos voici la rubrique élections : Ségolène Royal le retour ! Et j’aime autant vous dire que d’entrée, elle fracasse ses adversaires à la primaire du Parti Socialiste, notamment ce pauvre Raphaël Glucksmann qui s’en prend plein la tronche, même qu’elle le taxe de « méconnaissance du peuple ». « Pour diriger un pays il faut déjà avoir un métier ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique avec des résultats concrets positifs. On ne met pas un stagiaire à la tête d’une entreprise », qu’elle dit. Et vlan passe moi l’éponge ! Apparemment ces primaires ne démarrent pas sous les meilleurs hospices, comme on dit à Beaune. A qui le tour ?
ÉMISSION DU 30 SEPTEMBRE 2026
La semaine dernière il a causé dans le poste, notre président fantoche, monsieur « fout la trouille ». Une fois de plus il a revêtu son habit de chef guerrier, lui le frustré, qui n’a pas pu faire de carrière militaire car l’armée la rejeté. Comme on dit dans le monde la pêche, il n’était pas à la maille !
Qu’à cela ne tienne, il se rattrape aujourd’hui en filant quelques milliards à son copain Vlodomir, le roi de l’Ukraine de marrons…Une façon pour lui de faire la guerre par procuration contre le vilain ennemi russe. Car, pour Manu, c’est vraiment là …l’essence de son combat. Justement, à ce propos, dans la série « on nous prend pour des blaireaux » (et j’en profite pour m’excuser auprès de Bernard Hinault), il en a rajouté une couche à propos de l’augmentation du prix de l’essence. D’une part il ne veut pas diminuer les taxes car cela déséquilibrerait les comptes de la Nation, dit-il, alors que, à mon avis, s’il donnait moins d’argent aux pays étrangers, il y a belle lurette que la dette en aurait pris un coup dans l’aile (c’est quand même 15 milliards qui partent en fumée chaque année au-delà de nos frontières pour aider d’autres pauvres pays, comme la Chine, par exemple…). D’autre part il continue d’affirmer que c’est la faute à la guerre au Moyen-Orient. Mais savez-vous, braves gens, qu’il n’y a que 10% de l’essence dont nous nous servons qui transite par le détroit d’Ormuz ? Les 90% restant proviennent des USA, de la Russie et de l’Afrique, en majorité. Non mais il n’a pas fini de nous prendre pour des idiots ? Ah vivement 2027 qui verra enfin la déconstruction de son parti : Renaissance deviendra alors Décadence. Et vlan prends ça dans les dents !
Vlà les actus…
On commence par la rubrique élections :
*Pas de surprise pour les élections sénatoriales en Dordogne : Marie-Claude Varaillou et Serge Mérillas ont été réélus dès le 1er tour. Mais ils ont promis qu’à 80 balais ils arrêtaient. En effet il ne faut pas confondre Sénat et sénile. Quoique…
*Concours d’ours gras. Les bureaux de vote ont ouvert la semaine dernière pour la seule élection américaine qui compte vraiment : la Fat Bear Week, où des centaines de milliers d'internautes élisent l'ours brun le plus gras d'Alaska. Les mammifères s'affrontent dans une série de duels virtuels visant à désigner lequel a accumulé le plus de réserves avant l'hibernation. Et si on faisait pareil avec les candidats aux prochaines élections pestilentielles. Ce serait quand même plus rigolo que les sempiternels débats télévisés, totalement insipides et stériles, qui endorment la campagne électorale et les téléspectateurs par la même occasion. Un peu de fantaisie ne nuirait pas et cela permettrait peut-être de remettre en cause la supériorité du premier parti de France : le parti abstentionniste, bien sûr !
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