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Publié le par Patrick FRANCOIS

Extrait de ma chronique radiophonique pour le mois de Janvier 2026

Émission du 7 Janvier

Cette semaine on continue le petit bilan humoristique de mes chroniques de 2025 avec des extraits de celles du 2ème trimestre…

Avril :

On a bien compris que le mois de Mars appartenait corps et âme aux femmes.

Mais en Avril, on fête quoi ? Eh bien, savez-vous que c’est le 22 Avril 1500 que le navigateur portugais Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil, par hasard. En effet, lorsque celui-ci débarque, il ignore complètement où il se trouve. Il interroge un autochtone, mais ce dernier parle avec un accent épouvantable, et le malheureux marin croit qu’il vient d’accoster sur les rives du lac du Bois de Boulogne, d’autant que l’accoutrement de l’individu laisse l’équipage et son capitaine perplexes. Seraient-ils tombés en plein carnaval ? Non... car le Carnaval de Rio, c’est en février. Mais, avec le décalage horaire, le navigateur n’est sûr de rien. Ils capturent l’indigène, le soumettent à la question, et celui-ci finit par confesser qu’il est Brésilien, mais qu’il ne sait pas jouer au football, ni danser la samba. Pedro Alvares Cabral peine à le croire, et après quelques séances de torture complémentaires, l’aborigène avoue tout. Il est effectivement milieu de terrain de l’équipe d’Aracaju, près de Salvador, et s’il ne sait pas danser la samba, il confesse qu’au tango, il n’est pas maladroit. Du coup, le capitaine Cabral crie à l’équipage : « Nous avons découvert l’Argentine ! » Il s’ensuivra une longue méprise, et la vérité n’éclatera que plus tard, lorsque le navigateur revint au pays en prétendant rapporter du café d’Argentine. Le conseiller du roi Manuel 1er, un certain Jacó Vabres, s’esclaffa : « Sire, le café ne peut venir que du Brésil, votre capitaine aura été abusé ! » Dépité, ce dernier se laissa pousser la barbe et tenta de se faire passer pour Léonard de Vinci afin ne pas être reconnu en allant faire ses courses. Il décèdera en cachette, vers 1520.

On est vraiment peu de choses…  

Mai :

La fabuleuse équipe de l’association Hahaha Editions dont je fais partie, sise à Thenon, a encore frappé puisqu’elle vient de sortir le numéro 2 de son journal humoristique, périodique d’information à parution sporadique.

Cela s’appelle La Feuille du Coing, comme le fruit car nous ne sommes pas des légumes donc ce n’est pas une feuille de chou.

Cette feuille là se présente en format A3 replié en 4, ce qui n’en fait pas forcément un format A12…

Vous la trouverez dans certains commerces thenonnais mais surtout à notre nouvelle boutique littéraire située au 11 rue Emile Zola de la commune en question.

Histoire de vous appater…une fois, en voilà un petit extrait qui vous permettra de découvrir des vérités demeurées inconnues juqu’alors, comme celle concernant l’origine du nom de la commune de St Rabier que l’on doit à un célèbre illustrateur.

En effet, connu pour son canard Gédéon et pour sa célèbre vache ornant les publicités de ce bovin rieur bien connu des amateurs de bons fromages de France, Benjamin Rabier fit une halte dans ce hameau alors qu’il flânait à la recherche de modèles pour ses dessins animaliers. Réputé pour sa bienveillance autant que par son empathie à nulle autre pareille, il fut décidé par les autorités de l’époque de donner son nom à la commune.

Et là peut-être ça vous en bouche…un coing, non ?

Juin :

Alors il paraît que l’on est en plein débat sur la préservation des océans, problème étroitement lié au phénomène du réchauffement climatique, disent les spécialistes. Lesquels insistent d’ailleurs pour nous mettre le trouillomètre à zéro. En effet leurs annonces sont plus que pessimistes : dès 2050, suite à la fonte de tous les glaciers, le niveau des mers et des océans s’élèvera d’1m50 au moins. C’est-à dire que la plupart des iles « plates » et les littoraux seront totalement submergés. La Terre sera alors liquide à 80% et il sera enfin temps de changer le nom de la planète que l’on pourra appeler Eau. Parallèlement le rythme des différents phénomènes météorologiques, que l’on constate régulièrement, tels que cyclones, tempêtes magnétiques, séismes et autres tsunamis ira en s’accélérant. En 2070, l’effet « refroidissement de l’air » (comptez 10 degrés de moins en moyenne), consécutif à la fonte des glaciers, se sera définitivement estompé et le soleil nous éblouira de tous côtés. Les températures minimales ne descendront plus jamais en dessous de 40°. Le sable envahira petit à petit l’ensemble des continents et le sol sera sec, dur, incultivable… On devra à nouveau changer le nom de la planète et l’appeler Désert…

Bê les gars nous ne sommes pas sortis de l’auberge…euh si, en fait, car il n’y en aura plus, d’auberges !

Émission du 14 Janvier

Cette semaine on continue le petit bilan humoristique de mes chroniques de 2025 avec des extraits de celles du 3ème trimestre…

Juillet :

Si le réchauffement climatique est la cause de tous nos maux, les contrepéteurs sont contents quand les canicules s’emballent !

Mais connaissez-vous bien l’histoire des climats ?

Petit rappel :

C’était il y a 485 ans, en 1540 : pendant 11 mois, quasiment aucune pluie n’est tombée sur une grande partie de l’Europe centrale. Les chroniques d’époque et les archives historiques évoquent la plus grosse sécheresse européenne connue. Les rivières sont asséchées, les incendies de forêt fréquents et l’eau se vend à prix d’or. Les températures, qui dépassent facilement les 40 degrés, sont de 5 à 7 degrés au-dessus des valeurs habituelles du XXe siècle.

A Bâle, on traversait le Rhin à pied, les gens arpentaient son fond à la recherche de pièces de monnaie romaines. La faim et la soif rendaient les gens fous. Idem en France, où l’on traverse la Seine à pied mais aussi les rivières de l’Est, notamment le Doubs, et les moulins de la Garonne qui doivent s’arrêter faute d’eau. Or le manque d’eau potable favorise la dysenterie et les décès. On ignore le nombre exact de morts qui découlent de cet épisode météorologique extraordinaire, mais les historiens l’évaluent à un million de personnes.

L’été 1911 a été l’un des plus chauds jamais enregistrés en France à l’époque. À Paris, le thermomètre dépasse 35 °C pendant plusieurs jours. À Lyon et à Bordeaux, le 23 juillet, il dépasse les 40 °C. Les récoltes de fruits et légumes pourrissent sur pied, les ouvriers sont à la peine et les nourrissons meurent par centaines, notamment à cause de la diarrhée et la déshydratation. Au total, 46 000 morts, dont 30 000 enfants, sont répertoriés en France. Les Parisiens, épuisés, tentent de trouver des moyens d'échapper à la fournaise. Certains se réfugient dans les couloirs du métro, récemment inauguré. On se baigne dans les canaux et les fleuves, comme le montrent les photos d’époque de Météo France. À Paris, les fontaines se tarissent et provoquent la colère et le désarroi des habitants ; en campagne, une fièvre aphteuse contamine le lait de vache. Face à la tragédie, les pouvoirs publics finissent par distribuer de l’eau et du lait stérilisé.

1947 est l'un des étés les plus chauds de l'Hexagone – et certains Français s’en souviennent encore. Dès le mois de juin, à l’école, le maître exigeait que l’on porte le chapeau de paille lors des récréations. Après un hiver particulièrement froid, une chaleur intense s’abat sur la France durant l’été et l’on enregistre 40° à Angoulême, Toulouse, Angers, Orléans ou encore Paris. Or, la France sort marquée de la seconde Guerre mondiale et de ses privations ; les récoltes et les vignes cuisent, mais pour la première fois, les journaux de l’époque s’alarment de la situation. L’un d’entre eux décrit la capitale "transformée en Sahara" tandis que Le Monde daté du 18 septembre 1947 parle d’un "été exceptionnel", s’alarmant des chiffres des météorologues.

Il y a 22 ans, en 2003, l’Europe était frappée d’un triste été record. Une canicule particulièrement intense et longue (trois semaines) fait partir en fumée 60 000 hectares de forêt. Mais elle cause surtout 15 000 décès en France, soit une surmortalité de près de 12%, et touche en première ligne les seniors. Les morgues et funérariums sont saturées. À Paris, on réquisitionne les entrepôts frigorifiques du marché de Rungis pour y entreposer les corps dans le plus grand secret. Les nuits restent bloquées entre 22° et 25°C, tandis qu’en journée, les 36°C minimum s’enchaînent pendant plus d'une semaine. C’est un choc pour la population, qui retient avec ce cauchemar sanitaire l’image d’une impréparation totale de l’État. Les dégâts dans l’agriculture sont évalués à un milliard d’euros.

Et aujourd’hui, pendant que l’on crève de chaud en Europe, une vague de froid record touche l'Argentine, le Chili et l'Uruguay et provoque la mort de 15 personnes.

On n’est pas sortis de l’auberge climatique, mais ne vous inquiétez pas, la Terre a encore quelques milliards d’années devant elle avant que le soleil n’explose et ne l’absorbe !

Août :

Notre ami Marc Hanssiel, humoristorien périgourdin très connu sur les réseaux sociaux, est de retour avec une publication bien tournée, comme il en a l’habitude, parue le 15 Août dernier.

« Si l’on peut parler d’un grand jour pour un soir, ce soir sera le grand jour !

À Anchorage, l’atmosphère un peu fraîche sera bien adaptée à la circonstance : pour cette rencontre au sommet, alors que l’altitude n’est que d’une trentaine de mètres, il va falloir grimper vers les cimes enneigées à plus de 2000 m pour être en position dominante.

Mais qui le sera vraiment ?

Et sans parler de l’altitude, l’attitude des deux concurrents à ce concours pour la paix sera-t-elle à la hauteur des attentes d’un monde suspendu pour un temps au-dessus d’un vide d’incertitudes ?

Chaque concurrent étant passé maître dans l’art du mensonge et de l’imprévisibilité, qui va remporter l’avantage ?…

Probablement les deux, chacun pouvant rentrer chez lui en se flattant de ne rien avoir cédé de capital, tandis que le plus concerné sera resté chez lui en attendant le résultat d’un match qui ne sera peut être que l’introduction d’un long processus au cours duquel bien des gens qui ne participent pas aux débats, seront contraints, à défaut, de s’investir dans des combats qui leur coûteront qui leur maison, qui une jambe, un bras, voire la vie.

Ceux qui vont débattre (à défaut de combattre) ce soir (ce sera vite passé) ne risqueront tout au plus que le ridicule, mais c’est bien connu : celui-ci ne tue pas. »

J’ajouterai que c’était une belle pensée prémonitoire puisqu’effectivement cette rencontre au sommet a accouché d’une souris. Mais les mauvaises langues racontent que Donald et Vladimir en ont profité pour tester une piste noire, histoire de faire un peu de zèle en skis…

Septembre :

Savez-vous que de nouveaux véhicules de police vont sillonner les rues et verbaliser les contrevenants a une vitesse encore jamais atteinte dans le domaine de la contredanse ? Pour ce faire, les nouveaux parcmètres vous demanderont désormais le numéro d’immatriculation de votre voiture. Ainsi, la Batmobile des pandores pourra soulager ceux-ci du travail harassant qui consistait jusqu’alors à relever le numéro de plaque du sinistre gredin afin de lui faire payer son infamie. Suréquipée grâce aux deniers du contribuable, la bagnole de la maison poulaga va faire des ravages chez les récalcitrants… les petits marioles, qui pensaient qu’en payant 1 h de stationnement, ils allaient pouvoir rester garés 75 minutes sans bourse délier ! Terminé le temps élastique ! Dorénavant, une heure ne fera pas plus de 3600 secondes pour être conforme à sa définition astronomique, la seconde étant fixée comme la durée de 9.192.631.770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de césium 133, comme chacun sait. Certains planent, hein ? À commencer par les agents verbalisateurs qui n’ont peut-être pas, à titre personnel, une notion aussi exacte du temps, mais qui pourtant vont piloter l’engin qui lui, l’aura impitoyablement. Assez plané, revenons sur Terre. Voilà donc une mécanique, bourrée d’électronique, cornaquée par un couple de perdreaux, qui va vérifier en un temps record si vous vous êtes bien acquittés de la taxe de stationnement, décrétée pour le lieu par les édiles du secteur par vous payés, tout comme les pilotes de l’engin d’ailleurs ! Mais c’est pour votre bien ! Puisqu’on vous le dit… Ne désespérons pas : bientôt, la maison poulaga n’aura même plus à piloter les engins diaboliques. Ils resteront bien au chaud au poulailler, tandis que la bagnole parcourra elle-même les rues, verbalisant à tout va des voitures qui peut-être, elles aussi, progrès aidant, se seront rendues toutes seules là où elles sont. Par exemple pour faire une course dictée par un objet connecté quelconque qui lui aura intimé l’ordre de se rendre là, afin d’assurer le réassort de votre frigo qui aura constaté qu’il manquait du beurre dans le compartiment connecté. La vie va devenir un doux rêve… ou peut-être un cauchemar. Oui, mais un cauchemar connecté ! Bon, moi, ce jour-là, je laisserai les bagnoles s’expliquer entre-elles, et j’irai vivre dans une île sans voitures, sans flics… mais ça, ça va de soi, puisque les voitures attirent la volaille comme la lumière les papillons de nuit : Plusse d’autos, plusse de poulets, mais plus d’autos, plus de poulets…

Et vous, vous êtes connectés ?

Non ?

Alors, circulez, y a plus rien à voir !

Émission du 21 Janvier

Cette semaine on termine le petit bilan humoristique de mes chroniques de 2025 avec des extraits de celles du 4ème trimestre…

Octobre :

On vit une époque formidable quand même car…

« Rien de ce qui est fini n’est jamais complètement achevé tant que tout ce qui est commencé n’est pas totalement terminé. »

Cet aphorisme de Pierre Dac doit être certainement à l’origine des pensées actuelles du jeune Macron, qui a perdu la tête et reste donc le corps nu, illustrant une fois de plus la fameuse devise du politicien, que l’on doit au même Pierre Dac : « Bon à tout, propre à rien »…C’est également lui qui a dit : « Celui qui, dans la vie, est parti de zéro pour n’arriver à rien dans l’existence, n’a de merci à dire à personne ».

D’ailleurs, à propos de parti de zéro, et pour pouvoir s’évader du triste spectacle que nous offrent les partis qui polluent l’assemblée nationale, dans l’intérêt général des intérêts supérieurs du pays, il y a lieu et utilité, et réciproquement, de compléter la liste des partis et groupes politiques actuels par celle, officieuse et partielle, liste des partis et groupes politiques virtuels suivants comme, par exemple :

Le PSSR ou Parti Sans Se Retourner

Le PSLD ou Parti Sans Laisser D’adresse

Le PECLP ou Parti En Claquant La Porte

Le PEW ou Parti En Week-end

Le GDAR ou Groupe Des Assoiffés Républicains

Le GDCIDSV ou Groupe Du Centre Indépendant De Sa Volonté

Et, bien évidemment, le PDR ou Parti D’en Rire dont je me permet de rappeler ci-après l’une des mesures phare dans le cas où ce parti deviendrait majoritaire à l’assemblée nationale et donc, de façon incontournable, au gouvernement :

« Nous promulguerons une loi anti privilèges qui supprimera automatiquement et sine die les avantages éhontés dont bénéficient les branleurs de la raie publique, à savoir le logement de fonction, la voiture de service, la gratuité des transports, du gite et du couvert, des tickets de présence aux comités Théodule (ces derniers étant également éradiqués) et du cageot de fraises du vendredi. »

Fermez le banc !

Novembre :

Réflexion existentielle : peut-on rire de tout ?

Je réponds oui et j’enfonce le clou (de girofle) en disant qu’il FAUT rire de tout ! 

Y a-t-il des sujets interdits ?

NON car personne n’a le droit de décider à ma place de quoi je peux rire ou pas. Certes la loi interdit d’affirmer que les camps d’extermination nazis n’ont pas existé, mais pas d’en rire au second degré, comme l’a fait Roberto Benigni dans le film « La vie est belle », en1998. Tant qu’il y a de la distance et de la dérision, tous les sujets sont permis, graves ou tabous. L’humour est parfois la seule façon de rendre l’horreur supportable ou de dénoncer une situation anormale.

Faut-il être concerné pour se moquer ?

NON car accepter que seuls les Chinois ou les catholiques rient d’eux-mêmes, c’est sombrer dans un rire communautaire : un rire qui cloisonne au lieu de libérer – sa fonction première. Prenez Pierre Desproges et Coluche: le premier avait une écriture si brillante, le second une irrévérence si pertinente, qu’ils pouvaient se moquer sans jamais sombrer dans le mépris. Leur humour servait au contraire à dénoncer les attaques subies par les personnes concernées.

Faut-il s’adapter à son public ?

NON même si Pierre Desproges disait que l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Il est vrai cependant que pour passer à la radio et à la télé, les humoristes professionnels doivent plaire au plus grand nombre, au-delà de « leur » public. Résultat: beaucoup ont laissé leur sens critique et leur insolence au placard, par crainte de s’attirer les foudres d’un patron de chaîne ou d’un homme politique. Ils feignent de déranger à coups de blagues si politiquement correctes qu’elles finissent par ne plus être drôles. Ils divertissent, oui. Mais leur rôle n’est-il pas aussi de gratter là où ça fait mal, en toute indépendance?

Alors vous pouvez continuer à compter sur moi pour égratigner, décaper, déjanter, me moquer de tout ce qui le mérite et tant pis si cela ne plait pas aux puritains, BCBG et autres sectes politiques, religieuses et sociétales qui nous pourrissent la vie. Je resterai toujours fidèle à mon tempérament d’amuseur public, de fou du roi et de poil à gratter, en appliquant la maxime de Charlie Chaplin : « L’humour renforce notre instinct de survie et sauvegarde notre santé d’esprit. » Dont acte.

Décembre :

Des nouvelles de notre humoristorien périgourdin Marc Hanssiel avec ce texte intitulé « Des publicités qui agacent… »

« Déjà le côté matraquage, c’est-à-dire que, par exemple pour le flash météo, celui-ci est précédé ET suivi de 2, voire 3 pubs, dont certaines reviennent si souvent qu’on a envie de balancer un pavé dans le poste.

Mais on se retient parce que ça coûte cher, un poste.

Alors on a droit aux extensions genre vérandas, car-port (abri-garage en français), accessoiristes automobiles, etc. ET Fleury-Machin.

Et le Fleury-Machin, j’en ai une indigestion sans en avoir mangé. C’est l’avantage de ce genre de pub : on en a tellement marre d’entendre déblatérer sur l’excellence d’un aliment qui reste quand même à la base un fricot transformé industriellement, et non pas, comme l’annonce la pub, un plat qu’on pourrait dès lors imaginer mitonné, concocté, avec la bienveillance d’une grand-mère qui cuisine des petits plats pour ses petits-enfants. Ça, c’est dans un conte de fées.

En vrai, c’est un peu différent : c’est industriel, c’est-à-dire que la mémé est remplacée par de grosses machines qui malaxent, dosent, cuisent, édulcorent et salent, et la baguette magique finale balance la dose de chimie nécessaire à la conservation du salmigondis obtenu.

La pub fait le reste : mitonné, mijoté lentement (pléonasme idiot, mijoté signifiant cuit lentement !), doré à point, etc. Les publicitaires déballent tout le vocabulaire lié à la cuisine traditionnelle pour endormir le vulgum pecus.

Et la touche finale : « C’est trop bon, Fleury-machin ! » dit par le truchement de la voix d’une petite fille rassurante (ou d’une adulte qui l’imite) et qui nous prend pour des cons !

Alors, déjà, si c’est « trop bon », eh bien j’ai tout un tas de recettes pour que ce le soit moins, c’est pas compliqué, après ce sera juste bon, mais pas trop !

C’est comme la pub, trop, c’est trop !! »

Merci Marc et à la prochaine !

Émission du 28 Janvier

Vlà les actus…

Je ne sais pas si vous avez vu la fameuse photo, généré par IA, de Donald Trump marchant dans la neige avec un manchot qui tient le drapeau des USA et, au loin, le drapeau du Groënland…Cette illustration est assortie du dernier slogan du grand homme : « Embrace penguin » qui veut dire « adopte un manchot »

Manque de pot, comme dirait Bayrou, Donald s’est complètement trumpé car il n’y pas de manchots dans ce territoire autonome du Danemark. On les trouve surtout au Pôle Sud ! Prochaine photo annoncée, la même, sans la neige, avec changement d’animal (un kangourou) et de drapeau (celui du Mexique) plus un nouveau slogan : « Embrace the wallaby ».

Franchement ils doivent bien se marrer les américains !

Pouet !

Je ne sais pas si vous avez vu la fameuse photo (tiens je ne l’ai pas déjà dit ça ?) du père Macron avec des lunettes de soleil lors d’une réunion sur la Nouvelle Calédonie la semaine dernière. Selon lui elles sont liées à un problème bénin. Mais, si je suis bien informé, bénin c’est en Afrique, non ? Alors quel rapport avec la Nouvelle Calédonie ? De mauvaises langues suggèrent qu’en fait Brigitte lui aurait involontairement mis un gnon dans l’œil à l’occasion d’une nuit torride. Saurons-nous un jour la vérité ? Le suspense est à son comble !

Pouet !

 

Rubrique élections

Les sondages battent leur plein avec leurs lots de réponses surprenantes. Quelques exemples :

-Monsieur, comptez-vous aller voter lors des élections municipales et, dans l’affirmative, pour quel candidat ?

-Non je n’irai pas voter.

-Et pourquoi donc ?  

-Parce que je ne connais aucun des candidats.

-Et vous madame ?

-Moi non plus je n’irai pas voter.

-Et pourquoi ?

-Parce que je les connais trop bien !

-Et vous ?

-Moi aux prochaines élections je voterai pour ma machine à laver car elle propose des programmes propres et honnêtes.

Fermez le banc !

 

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Publié dans Chroniques

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