Radio

Publié le par Patrick FRANCOIS

Extraits de mes chroniques radiophoniques des mois de Juin et Juillet 2025

ÉMISSION DU 4 JUIN

Cette semaine pas de délire particulier puisque, un peu en avance, je rends hommage, dans ma rubrique blague, à Raymond Devos qui a disparu des écrans le 15 Juin 2006.

A propos vous rappelez-vous de ce fameux sketch avec son bandonéon (car Raymond était aussi un musicien accompli) ?

Il appelait cela l’instrument de l’alternance.

Avec son bandonéon en mains il disait :

« Quand ça souffle à gauche, ça siffle à droite.

Quand ça siffle à droite, ça souffle à gauche.

Et au milieu c’est du vent ».

C’était en 1999 en plein dans les élections législatives.

Si on voit ce qui se passe à l’Assemblée Nationale aujourd’hui rien n’a changé !

Et connaissez-vous le sketch le plus court de l’ami Raymond ?

Sur scène il prend sa guitare, plaque un accord et lance :

« Se coucher tard nuit ! »

Vous en voulez encore? A votre service!

« Excusez-moi, je suis un peu essoufflé !

Je viens de traverser une ville où tout le monde courait...

Je ne peux pas vous dire laquelle...

Je l'ai traversée en courant.

Lorsque j'y suis entré, je marchais normalement.

Mais quand j'ai vu que tout le monde courait...

je me suis mis à courir comme tout le monde, sans raison !

A un moment, je courais coude à coude avec un monsieur...

Je lui dis:

-Dites-moi... pourquoi tous ces gens-là

courent-ils tous comme des fous ?

Il me dit:

-Parce qu'ils le sont !

Il me dit:

-Vous êtes dans une ville de fous ici...

vous n'êtes pas au courant ?

Je lui dis:

-Si, des bruits ont couru !

Il me dit:

-Ils courent toujours !

Je lui dis:

-Qu'est-ce qui fait courir tous ces fous?

Il me dit:

-Tout ! Tout!

Il y en a qui courent au plus pressé.

D'autres qui courent après les honneurs...

Celui-ci court pour la gloire..

Celui-là court à sa perte !

Je lui dis:

-Mais pourquoi courent-ils si vite ?

Il me dit:

-Pour gagner du temps !

Comme le temps, c'est de l'argent...

plus ils courent vite, plus ils en gagnent !

Je lui dis:

-Mais où courent-ils?

Il me dit:

-À la banque.

Le temps de déposer l'argent qu'ils ont gagné sur un compte courant... et ils repartent toujours en courant, en gagner d'autre !

Je lui dis:

-Et le reste du temps?

Il me dit:

-Ils courent faire leurs courses...

au marché !

Je lui dis:

-Pourquoi font-ils leurs courses en courant ?

Il me dit:

-Je vous l'ai dit... parce qu'ils sont fous !

Je lui dis:

-Ils pourraient aussi bien faire leur marché en marchant...

tout en restant fous !

Il me dit:

-On voit bien que vous ne les connaissez pas !

D'abord, le fou n'aime pas la marche...

Je lui dis:

-Pourquoi?

Il me dit:

-Parce qu'il la rate !

Je lui dis:

-Pourtant, j'en vois un qui marche !

Il me dit:

-Oui, c'est un contestataire !

Il en avait assez de toujours courir comme un fou.

Alors, il a organisé une marche de protestation!

Je lui dis:

-Il n'a pas l'air d'être suivi?

Il me dit:

-Si, mais comme tous ceux qui le suivent courent, il est dépassé !

Je lui dis:

-Et vous, peut-on savoir ce que vous faites dans cette ville ?

Il me dit:

-Moi ? J'expédie les affaires courantes.

Parce que même ici, les affaires ne marchent pas !

Je lui dis:

-Et où courez-vous là ?

Il me dit:

-Je cours à la banque !

Je lui dis:

-Ah !... Pour y déposer votre argent ?

Il me dit:

-Non ! Pour le retirer !

Moi, je ne suis pas fou !

Je lui dis:

- Si vous n'êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville où tout le monde l'est ?

Il me dit:

-Parce que j'y gagne un argent fou!

Le banquier, c'est moi! »

ÉMISSION DU 11 JUIN

Alors il paraît que l’on est en plein débat sur la préservation des océans, problème étroitement lié au phénomène du réchauffement climatique, disent les spécialistes. Lesquels insistent d’ailleurs pour nous mettre le trouillomètre à zéro. En effet leurs annonces sont plus que pessimistes : dès 2050, suite à la fonte de tous les glaciers, le niveau des mers et des océans s’élèvera d’1m50 au moins. C’est-à dire que la plupart des iles « plates » et les littoraux seront totalement submergés. La Terre sera alors liquide à 80% et il sera enfin temps de changer le nom de la planète que l’on pourra appeler Eau. Parallèlement le rythme des différents phénomènes météorologiques, que l’on constate régulièrement, tels que cyclones, tempêtes magnétiques, séismes et autres tsunamis ira en s’accélérant. En 2070, l’effet « refroidissement de l’air » (comptez 10 degrés de moins en moyenne), consécutif à la fonte des glaciers, se sera définitivement estompé et le soleil nous éblouira de tous côtés. Les températures minimales ne descendront plus jamais en dessous de 40°. Le sable envahira petit à petit l’ensemble des continents et le sol sera sec, dur, incultivable… On devra à nouveau changer le nom de la planète et l’appeler Désert…

Bê les gars nous ne sommes pas sortis de l’auberge…euh si, en fait, car il n’y en aura plus, d’auberges !

Vlà les actus…

*Après les ZAD, voilà les VAD : Vaches A Défendre. Idée d’un éleveur en colère mais intelligent, visant à empêcher l’abattage de son troupeau parce qu’une de ses vaches a chopé la tuberculose. Il est vrai qu’en France, on radicalise a tout va : un animal est malade, grippe avaire ou autre, allez hop on zigouille toute la troupe, même si aucune autre bête n’a de symprômes. Et personne ne dit rien. Des technocrates qui n’ont jamais mis les pieds en zone rurale et qui ne connaissent rien aux difficultés des éleveurs ont pris cette décision sous de fallacieux prétextes.

Non mais franchement on marche sur la tête là ! Et si on faisait pareil avec les humains ? Papy a un virus contagieux ? Allez hop toute la famille au crématorium ! C’est sûr que là ça ferait réagir ! Alors qu’il y une méthode préventive bien plus simple : il suffit d’apprendre aux vaches, afin de leur éviter d’attraper la tuberculose, qu’il faut privilégier le bovin à la cigarette.

Allez, circulez, y a plus rien à voir !

*Rubrique élection :

Un scoop inouï, comme seul R.L.P peut en délivrer. Figurez-vous que nous venons d’apprendre la…renaissance du MOU, sponsorisé par le Parti d’En Rire, cher à Pierre Dac. Un candidat devrait se présenter sous cette bannière aux élections municipales de Périgueux. Il reprendra la quintessence du programme du MOU, qu’il nous livre tout de gros : « Le MOU ça veut dire Mouvement Ondulatoire Unifié. Évidemment, ça peut donner une illusion de mollesse, ce qui n'est pas le cas du tout. Au contraire de ce que les sceptiques pourraient penser, ce n'est pas un parti d'abandon, de veulerie, de lâcheté. Pas le moins du monde ! Vous savez que nous vivons dans une époque extrêmement surexcitée, énervée… et hyper tendue ! Elle est tellement tendue que nous avons pensé qu'il fallait donner du mou à cette tension et ainsi un certain équilibre. De sorte qu'ondulatoire signifie que ça peut suivre les ondulations de l'actualité et des événements. Notre mouvement est donc consacré à apporter un moment de détente, tant à l'intérieur que social qu'à l'international. »

Affaire à suivre de près, comptez sur mou…euh je vais dire comptez sur moi, évidemment !

ÉMISSION DU 18 JUIN

Aujourd’hui nous sommes donc le 18 Juin, jour important dans l’histoire du monde et particulièrement dans celle de notre pays. Bien sûr cette date va forcément évoquer en vous le fameux appel du 18 Juin 1940 que l’on doit au Général De Gaulle.

Mais il y a eu d’autres 18 Juin célèbres avant celui-ci…ou après.

Quelques exemples :

18 Juin 1153, naissance d’Arnaud Daniel, troubadour périgourdin (en fait on ne connait pas vraiment sa date de sa naissance mais disons que ça m’arrange !).

18 Juin 1547, naissance de Miguel Cervantès, l’auteur de Don Quichotte, cher à Jacques Brel.

18 Juin 1815, l’épopée Napoléonienne s’achève à Waterloo.

18 Juin 1935, décès de l’écrivain surréaliste français René Crevel, dont personne ne se souvient, hélas.

18 Juin 1942, naissance de Paul Mac Cartney, qui a fondé le groupe des Beatles.

18 Juin 1953, la république est proclamée en Egypte le jour même de la naissance de Patrick François, quelle coïncidence même si je ne suis pas né au Caire !

En ce qui concerne l’Egypte il faut quand même que vous sachiez que ce jour-là c’est un berger qui a été élu à la tête de l’Etat égyptien. Cela semblait normal puisque, pour assumer le pouvoir les électeurs ont choisi de confier les clés au pâtre…

Quant à mon anniversaire je vais vous narrer une petite anecdote savoureuse.

Ma mère, institutrice à Ribérac, avait droit au logement de fonction de l’école des filles vu qu’elle avait pris en charge les activités périscolaires.

Or l’école est un bâtiment communal et elle devait mettre le drapeau français sur la hampe du balcon pour le 14 Juillet, le 11 Novembre, le 8 Mai et aussi pour le 18 Juin. Evidemment, ne doutant de rien comme tout enfant ignorant la vérité, j’ai longtemps cru que si elle mettait le drapeau ce jour-là, c’était pour mon anniversaire ! Quand je compris plus tard que c’était pour le grand Charles, ce fut ma première désillusion enfantine. Aujourd’hui, avec le recul, moi qui ai l’habitude de me présenter dans mes animations en disant que je suis tombé dans la marmite de la rigolade tout petit, cette anecdote devient une parfaite illustration : c’était le premier gag de ma vie !  

Vlà les actus…

*Et voilà que Nicolas Sarkozy, condamné à un an de prison ferme dans une affaire de corruption, est obligé de rendre sa légion d’honneur. Eh oui c’est le jeu, ma pauvre Lucette. En l’occurrence il rejoint son fidèle serviteur, Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur sous le règne de Nicolas. Vous me direz que, vu que la légion d’honneur, initialement destinée aux seuls militaires, est aujourd’hui attribuée à n’importe qui, on peut bien l’enlever quand on veut à celle ou celui qui a failli dans sa fonction étatique et toc. Et ce n’est pas fini car Nicolas est en attente d’autres sanctions, notamment celles inhérentes au financement lybien de sa campagne électorale. Il risque, là aussi, être privée de la médaille de l’ordre du Kifada, à moins qu’il ne trouve, d’ici là, un solide…alibi !

Affaire à suivre !

*Zucman, ça vous parle ? C’est le nom d’un économiste français qui a proposé de taxer les super riches, dotés d’un patrimoine supérieur à 100 millions d’euros. Cette taxe de 2% minimum, sorte d’impôt sur les très grosses fortunes, qui ne concernerait que 1800 archi-millionaires français, pourrait rapporter quand même 20 millards à l’Etat, soit la moitié de ce dont a besoin Bayrou pour sortir du trou.

Et bien figurez-vous que cette propostion a été rejetée par le Sénat. Ou plutôt, devrais-je dire, par la majorité des sénateurs républicains qui ont trop peur, LR de rien, que certains chefs d’entreprises ainsi taxés ne leur demandent des pots de vins pharamineux pour créer de l’emploi dans les départements qu’ils représentent.

Et là peut-être elle est pas belle la politique française avec ses embrouilles et ses magouilles ?

Allez, circulez, y a plus rien à voir !

ÉMISSION DU 25 JUIN

Grosse chaleur et canicule !

Faut-il en rire ou grimacer ?

Moi j’ai choisi mon camp, puisque j’aime à rire de tout et je ne suis pas le seul.

Voyons ce qu’en pensent les plus grands humoristes français.

Commençons par notre maître à tous, Pierre Dac qui a dit :

-Si la chaleur persiste, cela nous évitera le verglas !

-Pendant la canicule, nombre de personnes s’écrient :

-« C’est effrayant, il fait 35° à l’ombre »

Mais qui les oblige à rester à l’ombre !

-C'est pendant la canicule qu'il faut s'habiller le plus chaudement possible. Cela permet d'avoir ensuite, quand on se déshabille, une impression de fraîcheur et de bien-être incomparable.

Un petit mot de Pierre Desproges :

En réalité, je déteste l’été. Tous les ans c’est la même chose. Dès les premiers vrais beaux jours, quand la nature est en fête et les oiseaux fous de joie, je regarde le ciel bleu par-dessus les grands marronniers de mon jardin, et je me dis : « Ah, ça y est, quelle horreur : dans six mois, c’est l’hiver ! »

On aurait pu aussi leur attribuer cette citation :

La Bretagne a été la seule région à ne pas être touchée par la canicule. Certainement pour éviter que le kouign-amann soit fondu en arrivant à la maison.

Vlà les actus…

*Patrimoine sous-évalué : le ministre de l’économie, le citoyen Lombard, est épinglé par le Canard Enchaîné qui indique que le patrimoine du  ministre est estimé à plus de 21 millions d’euros, selon la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique, alias HATVP, l’un des rares comités Théodule qui sert à quelque chose. Bien entendu le père Lombard conteste ces allégations, au prétexte qu’il ne détiendrait que 50% des biens en question.

Bon 10 briques ce n’est déjà pas mal et puis, comme le suggère l’anagramme approximatif de son patronyme, pas de soucis à se faire pour le personnage : tout le monde sait que Lombard …a le bras long !

*Le conclave sur les retraites : vaste fumisterie quand on voit les mesures préconisées par le gouvernement qui ne tient absolument pas compte des propositions faites par les partenaires sociaux. Même qu’il serait question d’augmenter la CSG pour les retraités   aux revenus moyens ou supérieurs.

Quand on sait que la retraite moyenne se situe à 1600 euros par mois, c’est vraiment du foutage de gueule, non ?

Une fois de plus le slogan de nos dirigeants s’affiche sans vergogne : quand tu es pauvre tu dois rester pauvre et payer pour les riches.

ÉMISSION DU 2 JUILLET

Le 21 juillet de l’an 356 avant J.-C., nait Alexandre le Grand. Coïncidence : c’est aussi le 21 juillet que l’homme imprime dans la poussière du sol lunaire son premier pas, à environ 400 000 kms de son domicile. Ça fait une trotte, si on doit rentrer à pied.  800 000 kms aller-retour sans accident ! Alors qu’en une dizaine d’années, Alexandre le Grand aura parcouru, à pied et à cheval, environ 25 000 kms seulement et que son voyage aura fait environ toujours 750 000 morts, soit une moyenne de 30 morts au km. Une paille ! De nos jours, grâce notamment aux radars à ce qu’on nous dit, on ne déplore guère plus de 3 000 morts par an sur un réseau routier de près d’un million de kms, sillonnant notre beau pays. On voit donc bien que la mortalité sur les routes a considérablement baissé depuis Alexandre le Grand. Et à son époque, la plupart étaient piétons ! Alors, qu’on ne vienne pas nous dire que la voiture est cause d’une mortalité excessive.

Ceux qui disent cela n’ont aucune notion historique et ne se réfèrent qu’à des statistiques récentes, sans tenir le moindre compte des progrès réalisés en 2 350 ans !

Encore une révélation que l’on doit à notre humoristorien local Marc Balland. 

Vlà les actus…

*On va démarrer cette rubrique par une information importante et fort émouvante pour toute l’équipe de Radios Libres en Périgord.

Oui, car le combat, si j’ose m’exprimer ainsi, que certains d’entre nous portent depuis le 16 Février 2021, vient de s’achever la semaine dernière. En effet ce jour-là j’étais délégué, en quelque sorte, pour amener à la mairie de Périgueux une liste d’une centaine de signatures de personnes de tous bords, afin de demander qu’une plaque soit apposée quelque part dans Périgueux afin de commémorer la mémoire de notre ami Alain Bernard, ancien journaliste érudit, amuseur public, roi des bonbons et du déguisement farfelu, hydropathe avéré, auteur également d’une trentaine de bouquins, et animateur à RLP.

Et bien figurez-vous que la mairie de Périgueux, dans sa séance du Conseil Municipal du 25 Juin dernier, a acté formellement cette demande, à l’unanimité !

Il ne reste plus qu’à trouver la date qui va bien, en accord avec la famille, et je ne manquerai pas de vous tenir informé de cet évènement majeur dans la vie culturelle périgourdine !

* La Cour des Comptes, dans son dernier rapport, a épinglé une quinzaine de collectivités dont les finances sont dans le rouge.

La Dordogne fait partie du lot car elle essuie, elle aussi, une chute vertigineuse de ses ressources de taxes sur les ventes immobilières (-16,4 %). Le montant des charges réelles de fonctionnement par habitant est par ailleurs parmi les plus élevés de France. Ce rapport pointe également le poids des projets d’investissement, notamment le surcoût lié… à la déviation de Beynac. Il était évident que la Cour des Comptes ne pouvait ignorer cet élément…incontournable !

Vu la situation, les petites assos ne sont pas près d’obtenir des subventions pour leurs manifestations à venir, c’est moi qui vous le dis.

ÉMISSION DU 9 JUILLET

Si le réchauffement climatique est la cause de tous nos maux, les contrepéteurs sont contents quand les canicules s’emballent !

Mais connaissez-vous bien l’histoire des climats ?

Petit rappel :

C’était il y a 485 ans, en 1540 : pendant 11 mois, quasiment aucune pluie n’est tombée sur une grande partie de l’Europe centrale. Les chroniques d’époque et les archives historiques évoquent la plus grosse sécheresse européenne connue. Les rivières sont asséchées, les incendies de forêt fréquents et l’eau se vend à prix d’or. Les températures, qui dépassent facilement les 40 degrés, sont de 5 à 7 degrés au-dessus des valeurs habituelles du XXe siècle.

A Bâle, on traversait le Rhin à pied, les gens arpentaient son fond à la recherche de pièces de monnaie romaines. La faim et la soif rendaient les gens fous. Idem en France, où l’on traverse la Seine à pied mais aussi les rivières de l’Est, notamment le Doubs, et les moulins de la Garonne qui doivent s’arrêter faute d’eau. Le manque d’eau potable favorise la dysenterie et les décès. On ignore le nombre exact de morts qui découlent de cet épisode météorologique extraordinaire, mais les historiens l’évaluent à un million de personnes.

L’été 1911 a été l’un des plus chauds jamais enregistrés en France à l’époque. À Paris, le thermomètre dépasse 35 °C pendant plusieurs jours. À Lyon et à Bordeaux, le 23 juillet, il dépasse les 40 °C. Les récoltes de fruits et légumes pourrissent sur pied, les ouvriers sont à la peine et les nourrissons meurent par centaines, notamment à cause de la diarrhée et la déshydratation. Au total, 46 000 morts, dont 30 000 enfants, sont répertoriés en France. Les Parisiens, épuisés, tentent de trouver des moyens d'échapper à la fournaise. Certains se réfugient dans les couloirs du métro, récemment inauguré. On se baigne dans les canaux et les fleuves, comme le montrent les photos d’époque de Météo France. À Paris, les fontaines se tarissent et provoquent la colère et le désarroi des habitants ; en campagne, une fièvre aphteuse contamine le lait de vache. Face à la tragédie, les pouvoirs publics finissent par distribuer de l’eau et du lait stérilisé.

1947 est l'un des étés les plus chauds de l'Hexagone – et certains Français s’en souviennent encore. Dès le mois de juin, à l’école, le maître, exigeait que l’on porte le chapeau de paille lors des récréations. Après un hiver particulièrement froid, une chaleur intense s’abat sur la France durant l’été et l’on enregistre 40° à Angoulême, Toulouse, Angers, Orléans ou encore Paris. Or, la France sort marquée de la seconde Guerre mondiale et de ses privations ; les récoltes et les vignes cuisent, mais pour la première fois, les journaux de l’époque s’alarment de la situation. L’un d’entre eux décrit la capitale "transformée en Sahara" tandis que Le Monde daté du 18 septembre 1947 parle d’un "été exceptionnel", s’alarmant des chiffres des météorologues.

Il y a 22 ans, en 2003, l’Europe était frappée d’un triste été record. Une canicule particulièrement intense et longue (trois semaines) fait partir en fumée 60 000 hectares de forêt. Mais elle cause surtout 15 000 décès en France, soit une surmortalité de près de 12%, et touche en première ligne les seniors. Les morgues et funérariums sont saturées. À Paris, on réquisitionne les entrepôts frigorifiques du marché de Rungis pour y entreposer les corps dans le plus grand secret. Les nuits restent bloquées entre 22° et 25°C, tandis qu’en journée, les 36°C minimum s’enchaînent pendant plus d'une semaine. C’est un choc pour la population, qui retient avec ce cauchemar sanitaire l’image d’une impréparation totale de l’État. Les dégâts dans l’agriculture sont évalués à un milliard d’euros.

Et aujourd’hui, pendant que l’on crève de chaud en Europe, une vague de froid record touche l'Argentine, le Chili et l'Uruguay et provoque la mort de 15 personnes.

On n’est pas sortis de l’auberge climatique, mais ne vous inquiétez pas, la Terre a encore quelques milliards d’années devant elle avant que le soleil n’explose et ne l’absorbe !

Vlà les actus…

*En voilà une bien belle qui va confirmer les affabulations notoires de notre premier sinistre. En effet ce François là, après avoir tenté de masquer son implication dans l’affaire de Bétharram, en remet une couche en voulant nous faire avaler une information aussi sotte que grenue. Lors d’un entretien récent avec des journalistes béats, il a raconté une anecdote intime en indiquant que, lorsqu’il était très jeune, des jeunes filles lui couraient après pour faire des selfies….

Alors, vu qu’il est né en 1951, très jeune c’est donc le début des années 70. Or le téléphone portable a été commercialisé en France à partir de 1991 et les premiers selfies sont datés du début des années 2000.

Aujourd’hui si vous regardez ce personnage de profil, je ne pense pas que beaucoup de jeunes filles lui courent après. Il parait même qu’il a lancé un défi à l’ogre Gérard Larcher, président du Sénat pour savoir qui a la plus grosse. Je parle de la bedaine, évidemment.

*Encore un entretien culte radiophonique que l’on doit à Mathilde, la reine du Panot qui tombe à l’eau. En effet elle a affirmé que les futurs maires qui seront élus en 2026 sous la bannière de la secte L.F.I, désarmeront les policiers municipaux et supprimeront les caméras de vidéo-surveillance des communes concernées. Ce sont les cambrioleurs, les harceleurs et autres voyous qui se frottent les mains. Moi je propose que l’on change ce sigle infâme en L.F.M.I = Les Fouteurs de Merde Insupportables !

Allez, circulez, y a vraiment plus rien à voir !

ÉMISSION DU 16 JUILLET

Quel ballot suis-je ! Heureusement que l’un de mes livres loufoques préférés, intitulé Le Palmier, m’a rappellé à l’ordre. J’ai oublié, lors de l’émission du 2 juillet de vous parler de la fête d’un saint complètement oublié et dont il me faut absolument évoquer le parcours douloureux : Saint Optatien, évêque de Brescia au Vème siècle. Le docteur Rafleloup, qui lui doit presque tout, a écrit un ouvrage à sa mémoire, et c’est grâce à ce travail de recherche que nous pouvons aujourd’hui éclairer nos contemporains sur ce point d’histoire. Rappelons tout d’abord qu’Optatien a fait de longues études à l’université de Cambrai d’où il sortit avec le diplôme de Maître Bonbonnier, obtenu grâce à sa thèse sur la culture du berlingot en régions froides. On lui doit l’invention des lunettes de w.c. qui permettaient de voir où l’on s’assoit pour faire ses commissions. Avant lui, les gens étaient contraints de prendre position n’importe où, ce qui créait des désordres et des confusions pas toujours très hygiéniques. Grâce aux travaux de Saint Optatien, on a pu mettre bon ordre à tout cela. Ensuite, son invention a été étendue, tout d’abord sur une corde à invention, afin qu’elle puisse sécher tranquillement, puis à d’autres usages comme la lunette arrière des véhicules. Hélas, les véhicules pourvus d’une lunette arrière n’ont été inventés qu’ultérieurement, et Saint Optatien n’a pu industrialiser son invention. Le brevet a été repris plus tard, après avoir été perfectionné lors du concile de Trente grâce à Saint-Gobain, par l’industriel Monsieur Karl Glass. Cependant il a pu mettre au point des lunettes pour voir le jour comme si c’était la nuit, en adaptant des verres teintés de noir sur des montures rudimentaires. C’était très en vogue au Vème siècle, et les belles Dames de la Cour du Roi Childéric 1er, se devaient de porter ces lunettes pour être à la mode. Hélas, ce n’était déjà pas bien éclairé dans les châteaux de l’époque, et les courtisanes se cassaient la gueule dans les escaliers. La reine Basine de Thuringe a dû intervenir auprès de son époux pour faire cesser cette hécatombe qui amusait pourtant beaucoup son époux, car les demoiselles se retrouvaient souvent cul par-dessus tête et l’on n’avait pas grand chose pour se distraire à l’époque. Du coup, le roi promulgua à contrecœur un décret interdisant le port de ces lunettes sans permis.

Le roi, agacé par cette histoire, ordonna qu’Optatien fût jeté dans le premier train en partance pour Brescia, où il lui avait trouvé une place d’évêque, car il connaissait personnellement le directeur du pôle-emploi de la région. Hélas, à cause du retard pris dans le programme de la ligne, le prochain départ annoncé était pour le 12 octobre 1871 ! Le roi ne voulant pas attendre, revint sur sa décision et le condamna au supplice de la compote de figue que nous ne pouvons décrire ici en détail, compte tenu de la cruauté de cette épreuve. Lorsqu’il apprit cela, le pape de l’époque, qui souhaite rester anonyme, décida de canoniser Optatien. Il consulta sa femme, lui laissant le choix dans la date à convenir et comme à cette époque le 2 juillet était encore libre sur le calendrier, il fut donc décidé de prendre ce jour pour honorer Optatien. CQFD !

Vlà les actus…

*Dans les souvenirs impérissables que laissera le règne de Macron 1er il y aura certainement celui de Macron le guerrier ! Alors que le père Bayrou cherche 40 milliards pour équilibrer son budget, le pésident veut doubler celui de la Défense car il a la trouille des russes. Ce n’est pas encore aujourd’hui que la quête de la paix sera la préoccupation première de nos chefs d’Etat. Ecoutons ce qu’en pensait Pierre Desproges : « En temps de guerre, le soldat a droit à une médaille quand il sait tirer et à un médaillon sur sa tombe quand il ne s'en tire pas. Je déteste la guerre comme seul un soldat qui l'a vécue peut le faire, seulement comme quelqu'un qui a vu sa brutalité, sa futilité, sa stupidité ». Ca c’est dit…

*La semaine dernière des militants dits antispécistes du collectif 269 libération animale se sont introduits nuitamment dans l’usine Sobeval de Boulazac, accompagnés de journalistes qui plus est,  dans le but de combattre l’abattage des animaux. Ils en ont profité pour dégrader le matériel. En revanche, curieusement, ce collectif ne s’attaque jamais aux chasseurs qui tuent pourtant allègrement en toute impunité, sangliers, chevreuils, lièvres et palombes notamment, ni non plus aux cannibales qui se repaissent de chair humaine.

Deux poids, deux mesures... Etonnant, non ?

Suite à légère intervention chirurgicale pas de chronique en direct les 23 et 30 Juillet (rediffusion d'anciennes émissions)...

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Publié dans Chroniques

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